Nouvelle crise. Une envie d’écrire, sans brouillon, sans réflexion, guidée par ce qui s’agite en moi depuis des jours et qui ne peut pas sortir, parce que l’oreille attentive qui pourra entendre ces mots n’existe pas, n’existe plus.
Envie d’écrire, de me laisser aspirer par les mots, des mots justes, des mots forts, dans l’essence et le sens de phrases sorties tout droit de mon cœur, sans masque, sans camouflage, sans pudeur même.
Tout me faire ressentir le vide de la réalité et l’aspiration à des choses plus fortes. L’envie d’abandonner la réalité parce qu’elle est trop terre-à-terre, noyée dans le superflu, envie de vivre dans l’essentiel, envie de vivre d’amour, d’art et d’eau fraîche.
Alors que je parle la fêlure intérieure me brûle comme un fer rougi appuyé sur mon cœur, la contradiction me meurtrit. L’art et l’eau fraiche, pourquoi pas. Et l’amour ? Lequel ? Je n’y crois même plus mais je n’aspire qu’à lui. Pour me retrouver, pour me sentir entière, la moitié d’une autre âme qui n’attend elle aussi que moi.
Suis-je l’autre moitié d’une personne ou est-ce que personne ne m’attend ? Tu n’y crois pas, tu n’y as jamais cru, pourquoi cet espoir ténu, comme si fermer les yeux permettait en les rouvrant de voir enfin ce rêve silencieux, ce rêve caché se réaliser ?
Il faut arrêter de rêver. Les rêves permettent d’avancer jusqu’à ce qu’ils nient la réalité et finissent par être des freins à nos aspirations.
Mais voilà, mon cœur déborde, mon cœur aimerait aimer, mais il est prisonnier de ses peurs et de ses blessures. Si quelqu’un frappe à sa porte, c’est pour finir par le frapper lui. On dit que rien n’arrive sans raison, mais je ne comprends pas le but de ces traumatismes qui se suivent et se ressemblent. Pour mettre à l’épreuve mon obstination, ma témérité ? Mes espoirs ?
La transe est passé, retour à la réalité. Je n’ai déjà plus envie d’aimer, je préfère encore haïr. La haine n’est jamais vaine. Elle.
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