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Les pensées de A comme Algérie

Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 14:31
 

Ce soir, le ciel est sombre, autant que mon humeur,

Un poids plus lourd que moi étouffe mon pauvre cœur,

Qu'ai-je et qu'ai-je fait ? Surtout qu'ai-je accompli ?

Je me sens tellement vide que je n'ai plus envie,

Je me sens tellement vide, je ne me sens plus en vie.

Le noir m'a emportée, je suis devenue la nuit,

Je suis comme un sentier que l'on a oublié,

Qui seul avec lui-même doucement s'est effacé.

L'espoir est insensé, mais surtout il est vain,

Il s'en va en fumée, et il n'en reste rien,

Brasier éteint et froid, cendres déjà poussières,

Mes pensées vous étiez encore de feu hier,

Aujourd'hui enfin lasses, vous vous êtes flétries

Et je n'ai que mes doutes pour seule compagnie.

 


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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 13:28


 Celui qui aura un mode de pensée un peu particulier trouvera difficilement quelqu'un capable de saisir toutes les subtilités de son esprit. Il recherchera alors la compagnie de ceux qui lui ressemblent dans sa complexité, pensant ainsi être compris. Mais si nous sommes contraints de supporter nos propres caractéristiques pour être capables de vivre, c'est l'ouverture d'esprit et la tolérance qui nous permettent d'accepter nos particularités chez l'autre. L'étape qui mènera à l'entente est un chemin plus ardu, qui impliquera des efforts. Difficile d'apprendre à aimer l'autre alors que nous avons tant de problèmes à nous comprendre nous-mêmes, à savoir qui nous sommes.

 Faut-il alors rechercher celui qui est différent ? Démarche contradictoire pour enfin trouver l'écoute. La juste dose de points communs et de différences semble être le secret de toute relation sociale réussie.

 Lorsque des sentiments interviennent dans nos relations, le problème est encore autre. L'affection mutuelle lisse les imperfections de l'autre et nous oblige à multiplier les efforts. Mais dans quel sens cela se fait-il au juste ? Faut-il s'aimer pour se supporter ou bien se supporter pour s'aimer ?


 Les sentiments qui peuvent parfois s'éteindre mettent alors la lumière sur de trop nombreux défauts. Image déformée encore une fois. L'image semble d'ailleurs en permanence déformée, trop d'intransigeance puis trop de complaisance. Arrivons-nous réellement à être nous-mêmes dans le regard de l'autre ? Quand arrive-t-il à percer le secret dans notre âme ? Lorsqu'il nous accepte sans condition ou lorsqu'il nous juge sans indulgence ?

 Sans doute faut-il faire appel là encore à la modération, celle qui nous permet de voir l'autre sans être aveuglé.


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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 21:46

 

 Le moment où tout s'effondre. Le moment que l'on a continuellement redouté, même inconsciemment. Le moment où soudainement on perd tout. Un instant qui transforme la réalité en cauchemar.

 Une seconde suffit pour que nous sentions notre cœur s'accélérer puis ralentir pour battre à coups sourds, violents, presque douloureux. Malgré nous, le sang quitte notre visage. Puis ce sont nos mains qui tremblent. Et ce poids que pèse sur notre ventre, cette boule qui se forme dans notre gorge. On étouffe. La douleur est physique, elle est profonde, elle est incommensurable, elle nous aveugle. Pas même la force de pleurer. On donnerait tout pour une lueur d'espoir, n'importe quoi, pourvu que cela nous sorte de ces ténèbres, de l'obscurité dans laquelle nous avons été plongés en une seconde. Et la peur, une peur panique, sourde, irrationnelle. Une question, une seule. Comment ? Comment vais-je pouvoir survivre à tout cela ? Comment trouverais-je le courage de continuer à vivre, de me lever tous les matins ? Pourrais-je à nouveau rire ? Pourrais-je à nouveau apprécier une chanson, avoir des pensées futiles, me regarder dans le miroir et sourire à mon reflet ? Comment vais-je réussir à dépasser ce qui me semble être la fin du monde ?

 Plus tard j'y penserai. Plus tard je repenserai à cette douleur, à cette envie de mourir, de disparaitre de la surface de la terre. Tout à l'heure, quand je serais seule, je pourrais analyser la situation, me plonger dans ma peine entièrement, m'y noyer. Pour le moment il faut juste que je survive, que je ne m'effondre pas.

 

 Nous avons tous vécu des moments comme celui-là, ce flux d'émotions à l'intensité exceptionnelle. Combien de fois y avons-nous survécu ?

 Car nous survivons. Parce que nous y sommes obligés. Nous sommes forcés parfois de vivre dans l'obscurité, de voir même si la douleur nous rend aveugle, de marcher même si la peur nous paralyse, de parler quand nous aimerions hurler, pleurer sans fin. Ces larmes réconfortantes, qui glissent sur nos joues, tièdes, rassurantes. Mais qui nous donnent pourtant l'impression que nous avons atteints le fond parce qu'il ne nous reste qu'elles.

 

 La douleur s'atténue. Disparait ? Non, elle ne disparait pas complètement, elle revient nous hanter régulièrement, nous rappelle que nous sommes fragiles, qu'à tout moment nous pouvons sombrer. Elle est là, témoin silencieux de nos erreurs passées. Elle sème le regret, un jour, pour toujours. Malgré cela, la vie reprend son cours, tristement. Heureusement. Si nous avions le choix, nous aurions appuyé sur stop depuis longtemps. La vie est un lecteur sans possibilité de s'arrêter pour un temps puisque tout arrêt est définitif, sans option avance rapide, et surtout pas arrière rapide.


 La vie est une machine technologiquement peu avancée. Mais une machine qui n'arrête pas de marcher.

 

 PS : une attention particulière pour ceux qui parmi mes lecteurs ont une préférence pour la rubrique Pensées. ;)


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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 22:28
Quelle est l'importance de notre reflet dans le regard d'autrui ? Sommes-nous ce que nous croyons être ou ce que les autres croient voir de nous ? Sommes-nous à l'image de ce que nous sommes ?
 On ne se reconnait pas toujours dans la description que font les autres de nous. Qu'il s'agisse de gens qui nous apprécient ou qui nous méprisent, personne ne semble voir qui nous sommes vraiment, comme des visiteurs observant le paysage d'une même maison mais de fenêtres d'orientations différentes. Ceux qui nous aiment oublieront nos défauts mais ceux qui nous méprisent n'auront aucune complaisance dans leur jugement au risque de perdre de vue la réalité. Aucun des deux n'est objectif, alors quelle importance accorder à chacun ?
 Parfois quelqu'un semble voir à travers nous, nous comprendre comme s'il pouvait lire dans notre âme. Il sera flatteur, parfois à l'excès, mais nous le lui permettrons, pour soigner notre amour-propre profondément meurtri. Le temps passant et faisant son œuvre, son regard changera. Il ne verra plus que nos défauts lui qui ne nous donnait que des qualités. Peu importe le cheminement qu'aura suivi son esprit, il ne pourra plus revenir en arrière et de la flatterie excessive, il passera à la critique abusive. Une seule et même personne peut devenir deux êtres différents. Et comme il est douloureux d'être jugé(e) par celui que nous avions laisser entrevoir une partie de notre âme. Et comme il est difficile d'ouvrir à nouveau les portes de son cœur quand le dernier à être entré a fini par souiller les lieux.

 N
ul ne nous connait vraiment et ne peut réellement nous juger, ni même nous jauger. Mais nous n'existons que dans le regard des autres, nous n'avons pas la capacité de nous donner une essence par nous-mêmes. Comme le disait Sartre dans Huis Clos, l'enfer c'est les autres, mais la vie c'est les autres également. On peut être marginal et refuser ce regard, quel qu'il soit. Nous pouvons choisir la solitude au jugement hâtif, ce vice humain dont il est si difficile de se détacher. Partout et toujours, les gens auront une opinion, un avis tranché sur ce qui est bien ou mal, sur ce que nous devons être, au mépris de ce que nous étions avant qu'ils ne s'invitent dans nos existences. Si tout le monde a une morale imparable et un savoir sans limite, comment se fait-il alors que le monde marche sur la tête, que le bien et le mal n'existent plus et que nous vivions continuellement à la frontière de l'inhumain ? Il est toujours facile d'être sage quand il s'agit des autres. Il est également facile de décider à la place des autres quand on n'a aucune implication sentimentale dans l'histoire que nous voulons réécrire. Il est facile d'être un homme ou une femme bien quand on est détaché(e). Mais la vie, c'est beaucoup de gris, un peu d'obscurité, quelques rais de lumière et énormément de flou. La vie c'est surtout du cas par cas. Si chaque histoire n'est pas unique, elle l'est pourtant pour nous.
 
 Ne me jugez pas pour ce que je ne suis pas. Jugez-moi encore moins pour ce que vous croyez que je suis. Mais ne me jugez surtout pas pour ce que je ne suis déjà plus
.

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